lundi 5 juillet 2010

¡El sol, el sol!

Après 2 jours à Lima sous un ciel uniformément gris, ponctué d´un léger crachin de temps à autres, nous avons pris le bus de nuit pour nous rendre à Huaraz, dans la Cordillère Blanche. Et, là, enfin, nous avons pu voir le soleil. Et presque le toucher !
Lima ne nous a pas semblé être d´un intéret extraordinaire. On a vu quelques endroits touristiques, mais ça ressemble pas mal à toutes les grandes capitales sud-americaines : le royaume des autos, ça klaxonne, beaucoup de monde et les murs des bâtiments sont souvent très gris. Toutes ces bâtisses ont dû connaître un passé glorieux, qui semble loin vu la tonne de crasse qui les a recouverts depuis. Mais bon, on y est restés deux jours puis on a filé à Huaraz.

Huaraz se situe à environ 3000 mètres d´altitude et quand notre bus a arrèté son moteur pour nous faire descendre, vers 6 heures le matin, on voyait enfin le soleil ! Depuis 48 heures, on avait oublié son existence. Là, on l´a vu, et on a senti qu´on était en altitude. On a mis nos mitaines, tuque et écharpe (il faisait vraiment froid...) pour chercher un hòtel. Le temps de faire pipi dans les toilettes de la gare routière, et déjà, on a entendu les premières victimes du "sorroche", le mal de l´altitude... Concrètement, un gars était en train de se vider en vômissant bruyamment. Ce qui semble être un mal fréquent par ici... On a donc quitté le central des bus pour aller rejoindre notre hôtel, traversant toute la ville sous un froid revitalisant après quelques heures de sommeil. On assistait en direct au lever du soleil au milieu des montagnes andines ! Wow ! Grand spectacle...

Quatre heures après notre arrivée, vers les 10 heures, il faisait super bon, et on pouvait enlever quelques couches, voire se balader en manches courtes.
Le premier jour, nous avons fait le tour de la ville, se baladant de petits restaus en petits restaus (sans se ruiner, en moyenne, un gros repas comprenant soupe del dia plus un plat copieux ainsi qu´une boisson, comme le fameux Inca Cola hyper sucré, le tout pour 6 soles, soit 3 gros dollars par personne). Mais hormis les restaurants, nous nous sommes activés à trouver une agence pour partir visiter les montagnes environnantes et se rapprocher encore plus du soleil. Notre choix s´est porté sur le Pastoruri, une montagne à 80 kilomètres au sud de Huaraz, et dont le sommet culmine à plus de 5200 mètres ! Nous avons réservé la sortie avec Chavin Tour dont le service fut super professionnel et dont les renseignements furent parfaits. Leur ponctualité au pays latino du laxisme nous a bien plu !
Ce lundi 5 juillet, un bus est venu nous chercher à notre hôtel vers 8 h 15 et, après avoir ramassé la quinzaine d´autres touristes (tous latinos, sauf un couple d´Américains), nous voici partis pour 2000 mètres d´ascension en bus. Nous avons fait 3 arrêts, le temps de nous habituer à l´altitude, de mâcher quelques feuilles de cocas pour nous soulager préventivement de maux de tête et d´envies vomitives, et de boire de l´eau gazeuse pleine de fer sortant des entrailles de la Terre. Durant tout le trajet, nous avons découvert les monts enneigés des Andes et de vastes étendues désertes, sans toutefois voir de lamas... Quelle déception. Néanmoins, une fois arrivés en haut, nous avions une grosse heure pour terminer la randonnée à pied et parvenir au pied du glacier. Mais marcher dans les rues de Lima ou dans celles de Huaraz et grimper le chemin menant à la cîme du mont de 5200 mètres, ce n´est pas la même chose. La preuve, on ne l´a pas fait. La faute à la tête qui tourne et au souffle de plus en plus court. Et si on se rapprochait à chaque pas du sommet et du soleil, ce dernier nous a bien tapé dessus. Ce soir, malgré les lunettes de soleil et la crème solaire, on est rougeaux. Bref, on a pris notre temps. On a pris des photos somptueuses (mais pas celle avec le panneau prouvant qu´on est arrivés en haut) et on est redescendus.





Une fois en bas, on est remontés dans le bus. Les autres sont arrivés les uns après les autres et certains d´entre eux sont allés rendre visite aux poubelles pour les remplir de leurs trippes ! Une fille a même vômi, puis est revenue au bus, mais au moment de monter dedans, a recouru vers la poubelle, et elle a rejoué la scène une autre fois ensuite ! Et elle ne fut pas la seule ! Bref, ce fut physique ! Au retour comme à l´aller, le chauffeur du bus nous a offert ses compilations des meilleures tounes "amor amor"... On a eu droit à des "Sin ti, ya no puedo vivir", "Mi corazon, te quiero" et "Tus labios me encantan"... Mais disons qu´au bout d´une journée épique, c´était un peu trop... Il va falloir s´habituer à ce rituel des bus, vu le nombre qu´on va prendre. Sans doute qu´on va finir par les connaître par coeur et que même on va les fredonner durant la journée... Mais peu importe, on a vu le soleil !

PS. Julie jubile ! Du haut de ses 1,68 m, elle dépasse tout le monde d´une bonne tête, y compris les gars ! Et plus on monte en altitude, plus les gens sont petits ! Alors imaginez-moi... Ils m´arrivent tous au nombril !

samedi 19 juin 2010

Sac à dos : premier essai

Aujourd'hui, nous avons tenté de mettre toutes les affaires dans le sac à dos de Guillaume. Cela a été un joli casse-tête et nous nous sommes aperçus que notre sac à dos de 60 l est en réalité un sac à dos de 45 l plus un sac à dos détachable de 15 l ce qui totalise 60 l (information que nous avons vérifiée sur le site de la MEC). Une nuance qui fait toute une différence. Je devrai revoir mes effets à la baisse (8 maillots de bain au lieu de 12) et dire adieu à mon cellier. Pour sa part, Guillaume pense laisser de côté son deuxième appareil photo (celui qui va sous l'eau jusqu'à 100 pieds). Le caisson d'étanchéité rend l'appareil ridiculement gros. En plus, il n'en aura besoin que pour la deuxième partie du voyage en Océanie et en Asie. Il risque également de laisser tomber son masque de plongée.

Ce que nous avons réussi à rentrer pour l'instant dans le gros sac à dos :
1 jeans
3 t-shirts
2 chemises à manches courtes
2 pulls
3 paires de bas
3 culottes
1 maillot de bain
1 manteau de pluie
1 paire de souliers
1 trousse de toilette
1 serviette
1 drap
1 moustiquaire
1 gourde
1 tuque et 1 paire de mitaines
1 livre
1 cadenas

Pour le petit sac à dos:
1 caméra numérique
1 Guide du Routard
1 Ipod
1 Nintendo DSI
1 livre
2 cahiers de notes
1 sac de nylon
1 culotte
1 paire de bas
Pièces d'identité
1 prise contre les moustiques
1 dictionnaire français-espagnol

Cela laisse peu d'espoir pour tous ceux qui voulaient rentrer dans nos bagages. J'ai l'impression qu'il y en a un qui va se retrouver avec deux sacs à dos et une poche de patates sur l'épaule. Où vais-je bien pouvoir mettre Tinkerbell ?

samedi 12 juin 2010

Guides de voyage

Durant les mois qui ont précédé, nous avons colligé toutes les informations pertinentes afin d'établir un itinéraire (de base et souple). Nous avons donc été chercher tous les Guides du Routard disponibles à la BANQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec). Nous partirons ainsi avec un seul Guide du Routard, celui de notre première destination, le Pérou et la Bolivie. Ensuite, deux semaines avant de changer de pays, nous irons dans une librairie d'échange où nous prendrons celui du pays suivant, et ainsi de suite. Nous pourrons également trouver des informations via le Web pour le logement, les horaires des autobus, les visas et autres informations touristiques en cas de nécessité, mais surtout auprès des gens de la région visitée.